Alors que la fronde des syndicats de magistrats et de personnels de justice se renforce contre la réforme de la carte judiciaire, avecun appel à la grève le 29 novembre, le garde des Sceaux Rachida Dati a défendu mardi son projet, un "engagement présidentiel", a-t-elle rappelé.
"La réforme, (...) tout le monde s'accorde à ce qu'elle se fasse parce que la justice ne peut plus fonctionner comme elle fonctionnait en 1958", a-t-elle fait valoir au micro d'Europe-1, assurant que sa réforme sera appliquée, car il s'agit d'un "engagement présidentiel". "Je suis obligée, par la loi, de créer ces pôles de l'instruction avant le 1er mars 2008", a-t-elle souligné.
"Ce n'est pas une réforme de droite ou de gauche", a-t-elle assuré, répétant qu'elle avait été faite dans la "concertation" grâce aux propositions récoltées jusqu'au 30 septembre du "comité consultatif" et des "chefs de cours".
"Il s'agit de supprimer des structures mais de maintenir la justice de proximité", a affirmé Mme Dati, évoquant une "mutualisation de moyens", et non un "problème de nombre" de tribunaux.
Concernant le cas de la Corse, où elle accompagne mardi le président, la ministre de la Justice a expliqué qu'elle devait "encore en discuter" avec les responsables locaux, mais que "les propositions définitives seront faites d'ici deux semaines". AP



