<![CDATA[NC]]> http://anpans3.blogrepublique.com NC fr Fri, 21 Mar 2008 08:26:44 GMT Fri, 21 Mar 2008 08:26:44 GMT blogrepublique.com v0.2 <![CDATA[HE'S back]]> http://anpans3.blogrepublique.com/article-227019.html Il est de retour sur les écrans. Après un premier opus haut en couleur, le blockbuster Attali revient pour un deuxième épisode à la fin avril. Cette fois-ci, c’est une coproduction avec l’UMP. Le président du groupe à l’Assemblée Nationale, Jean-François Copé, a donné, aujourd’hui, le coup d’envoi des quatre groupes de travail "Attali": pas moins de 160 députés vont plancher sur son rapport, en collaboration avec des membres de la Commission, comme Serge Weinberg et Claude Bébéar, présents au point presse.

Une conférence sur laquelle a plané, en revanche, le spectre de Jacques Attali, que Jean-François Copé a rencontré en solo et en privé cet après-midi. Il faut dire que l’ex-pilier de la Mitterrandie n’a pas très bonne presse auprès des parlementaires, qu’il a copieusement égratignés, voire carrément injuriés, à la sortie de son rapport. Certains, comme Jean-Pierre Raffarin, le tiennent même pour principal responsable de la défaite de la droite aux municipales. Jean-François Copé a donc été chargé par l’Elysée de sauver le soldat Attali et de rebadigeonner son rapport aux couleurs de l’UMP avant une éventuelle mise en œuvre législative.

 

Le député entend bien sûr conserver l’essentiel des "décisions" du rapport. Pourtant, les groupes de travail vont procéder à de nouvelles auditions des professionnels et acteurs concernés par les réformes, alors même que Jacques Attali et sa troupe avaient déjà auditionné "plusieurs centaines" de personnes ou organisations. Qui plus est, des courriers seront envoyés aux députés ne participant pas aux travaux, des débats avec les Français seront organisés dans les circonscriptions. Bref, la réunionnite repart de plus belle, tout cela devant accoucher d’une vingtaine de propositions "dans la droite ligne du rapport Attali", même si le député Christian Jacob ne s’interdit pas d’en trouver de nouvelles! Claude Bébéar s’est d’ailleurs fendu d’un petit mea culpa, regrettant que les "décisions" de la Commission Attali n’aient pas été mieux hiérarchisées en termes d’importance et les priorités temporelles mieux définies. Nul doute que 160 députés sont nécessaires pour faire ce travail…

 

 

 

 

Lien

 www.challenges.fr/20080320.CHA9291/le_rapport_attali_numero

 

 

 

 

]]>
Fri, 21 Mar 2008 08:26:44 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-227019.html
10 des 20 décisions de la commission Attali en cours d'application http://anpans3.blogrepublique.com/article-226464.html La moitié des 20 « décisions fondamentales » formulées par la Commission Attali sont « en cours d'application » ou font l'objet de « concertations », a-t-elle estimé mardi. Sur son site internet la commission présidé par l’ex-sherpa de François Mitterrand a mis en place un « tableau de bord » mesurant l'application des réformes préconisées dans son rapport du 23 janvier. Selon ce document, cinq des propositions « fondamentales » de la Commission sont en cours de mise en oeuvre « dans un esprit conforme au rapport » ou « de manière partielle ».
La première d'entre elles porte sur la maîtrise pour chaque élève, avant la fin de la 6ème, du français, du calcul, du travail de groupe, de l'anglais et de l'informatique. Selon la Commission Attali, les nouveaux programmes du primaire présentés par le ministre de l'Education Xavier Darcos sont conformes à ces voeux.
Concernant la création de dix grands pôles d'enseignement supérieur et de recherche, elle estime que le projet lancé début février par le gouvernement et financé par la cession d'une partie du capital d'EDF répond à cette recommandation.
La Commission s'estime également relativement satisfaite sur la négociation sociale et le chantier en cours sur la représentativité syndicale, ainsi que par la loi Chatel sur la consommation qui révise les relations entre les fournisseurs et les distributeurs, sans toutefois aller jusqu'à restaurer la liberté des prix.
Selon la Commission, la rupture amiable du contrat de travail est enfin reconnue dans un accord signé le 11 janvier et qui devrait se traduire par un projet de loi dans les semaines à venir.
Des « concertations » sont en cours sur cinq autres « décisions fondamentales », comme le Très Haut Débit, la réduction des délais de paiement à 30 jours ou le libre choix de l'âge de départ à la retraite, indique ce « tableau de bord ».

 

 


Les dix autres propositions fondamentales (10 villes nouvelles écologiques, augmentation de l'offre du logement social, ouverture à la concurrence des professions réglementées, etc.) n'ont en revanche pas encore été abordées ou ont été écartées, conclut la Commission

 

 

 

 

 

Lien]]>
Wed, 19 Mar 2008 06:31:14 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-226464.html
Jean-Pierre Raffarin estime que "le gouvernement doit corriger le tir" http://anpans3.blogrepublique.com/article-226218.html PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, vice-président de l'UMP, a estimé lundi que le gouvernement devait "corriger le tir sur un certain nombre de points" après la défaite de la majorité aux municipales et cantonales.

 

 

"Nous devons infléchir un certain nombre d'axes de notre politique" et "le gouvernement doit corriger le tir sur un certain nombre de points", a déclaré M. Raffarin sur LCI.

 

 

Il a notamment jugé que le rapport Attali sur la libéralisation de la croissance "avait été une cause d'échec" pour la majorité "parce qu'on a parlé de réformes en faisant peur sans parler des résultats".

 

 

"Je crois qu'on parle trop des réformes et pas assez des progrès (...) Il faut parler des résultats", a ajouté l'ancien Premier ministre. "Je crois qu'il y a une certain nombre de sujets sur lesquels il faut modifier le discours gouvernemental, je pense qu'il y a un certain nombre de politiques qui ont été oubliées", a-t-il poursuivi. Selon M. Raffarin, "il faut parler de la politique de l'emploi" qui a été "oubliée pendant neuf mois" évoquant également l'aménagement du territoire.

 

 

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, a estimé lundi que l'UMP était "trop à droite" et qu'elle devait "s'ouvrir au centre" après "la disparition" du président du MoDem François Bayrou. "Le fait que François Bayrou sorte d'un certaine manière du jeu politique aujourd'hui nous donne une responsabilité nouvelle. Nous devons parler à l'électorat centriste. Il est clair que les victoires de l'UMP dans l'avenir ne se feront pas contre le centre", a déclaré le vice-président de l'UMP sur LCI.

 

 

"L'UMP est trop à droite aujourd'hui, l'UMP doit s'ouvrir au centre", a-t-il ajouté. "Il est clair aujourd'hui que la disparition de François Bayrou appelle la majorité présidentielle à se réorganiser, il nous faut un pôle du centre fort", a-t-il insisté. M. Bayrou, candidat à la mairie de Pau, a été battu dimanche par le PS. Selon M. Raffarin, "c'est à l'UMP et à son allié du Nouveau centre à répondre à ce que François Bayrou a proposé sans pouvoir lui-même y répondre".

 

 

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé a réclamé lundi après la défaite de la majorité, "plus de lisibilité" dans le programme de réformes du gouvernement, demandant également que les parlementaires soient davantage associés à celles-ci.

 

 

Pour beaucoup de Français "la feuille de route" du gouvernement "n'est pas encore réalisée", a-t-il relevé sur Europe 1 réclamant "plus de lisibilité" dans le programme des réformes à venir. "Sur cette feuille de route, il faut qu'on voit bien lisiblement ce que nous avons à faire pour cette année 2008", a-t-il dit.

 

 

"Parmi les leçons à tirer" du scrutin et "outre le fait qu'il faut continuer les réformes, je pense que nous les députés de l'UMP on devra être associés plus en amont désormais à la fabrication de ces réformes", a déclaré M. Copé. "De ce côté-là, il y a une méthode à moderniser", a ajouté le député-maire de Meaux réélu au premier tour des municipales.

 

 

Le secrétaire général adjoint de l'UMP Dominique Paillé a jugé lundi que si les élections municipales et cantonales n'ont pas abouti à "une victoire", elles sont "loin d'être une déroute" pour la droite qui a échappé, selon lui, au "scénario catastrophe" envisagé par l'UMP.

 

 

"Ce n'est pas une victoire mais c'est loin d'être une déroute. Le scénario catastrophe incluait la perte de grandes villes qui sont fort heureusement restées dans le giron de la droite : Marseille, Le Havre et quelques autres", a déclaré M. Paillé sur I-télé. "Ce n'est pas une victoire. C'est même une poussée de la gauche qui nous conduit à un résultat qui est un résultat décevant par rapport à nos espoirs mais malgré cela, c'est loin d'être une déroute", a-t-il insisté.

 

 

En ce qui concerne l'échec du président du MoDem François Bayrou à Pau, ce n'est en rien "un soulagement", a assuré M. Paillé. "C'est un non-événement", a-t-il affirmé expliquant toutefois qu'il ne "comprenait pas le cheminement politique" du leader du MoDem. M. Bayrou "a reçu un avertissement très fort". "C'est sans doute de la part de l'électorat une demande de clarification urgente de sa position", a-t-il ajouté.

 

 

Selon Dominique Paillé, qui s'est appuyé sur un sondage paru dans Le Parisien lundi, les Français ont fait leurs choix d'abord en fonction de "critères locaux" et non par opposition à la politique du gouvernement. "Nous allons remettre sur le métier un certain nombre de réformes", a-t-il ajouté, en évoquant "six ou sept" dont celle de l'Etat. Interrogé sur son éventuelle entrée au gouvernement à l'occasion d'un remaniement, M. Paillé a affirmé d'être "demandeur de rien". "C'est une décision qui appartient au président de la République", a-t-il rappelé.

 

 

Lien

]]>
Tue, 18 Mar 2008 06:10:48 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-226218.html
. Les avoués "diffèrent" leur blocage http://anpans3.blogrepublique.com/article-225141.html Les avoués, qui protestent contre la suppression de leur profession proposée par le rapport Attali, "ont décidé de différer le blocage du fonctionnement des cours d'appel" au profit, pour l'instant, de la concertation avec la Chancellerie, ont-ils annoncé jce matin.
Les avoués ont décidé en assemblée générale le report de ce mouvement "jusqu'à ce qu'ils aient pu prendre la mesure de la concertation annoncée par la chancellerie et se convaincre de l'amorce d'un dialogue utile", ont-ils précisé.
Le 6 mars, le président de la Chambre nationale des avoués, François Gransard, avait appelé cette profession judiciaire à bloquer les cours d'appel, au terme d'une manifestation nationale aux abords de l'Hôtel Matignon à Paris.

Source: AFP

lien

]]>
Fri, 14 Mar 2008 07:04:17 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-225141.html
Les avoués dans la rue http://anpans3.blogrepublique.com/article-224891.html Justice . Hier, l’ensemble des officiers ministériels ont manifesté à Paris.

 

Après les chauffeurs de taxi, c’est au tour des avoués de descendre dans la rue pour manifester contre les préconisations du rapport Attali. Ce dernier a, en effet, proposé la suppression pure et simple de cette profession concernant 440 officiers ministériels et leurs quelque 2 200 salariés. À l’appel de la Chambre nationale des avoués, ils ont donc défilé hier après-midi à Paris. Cette manifestation - une première dans les annales du métier - vise à « voir cesser les marques de mépris vis-à-vis d’une profession étroitement liée au service public de la justice, exerçant une activité indispensable au fonctionnement des cours d’appel et à la cohérence du système judiciaire français », a insisté le président de la Chambre, François Gransard, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue juste avant le rassemblement.

 

Très dubitatif sur la « mission d’évaluation » de l’avenir de la profession annoncée par la chancellerie, il a affirmé que « Rachida Dati ignore totalement la profession d’avoué, au contraire de François Fillon, ce qui explique qu’on en appelle directement au premier ministre ». Et de mettre de garde : « S’il n’y a aucun écho, des blocages de cours d’appel seront très vraisemblablement envisagés. » Les avoués « exigent » ainsi « l’ouverture d’une réflexion comprenant l’ensemble des acteurs du monde judiciaire » et demandent aux pouvoirs publics d’apporter « la preuve des bénéfices que les juridictions et les justiciables retireraient de la suppression des avoués, si elle devait être envisagée ». « Le gouvernement peinera à expliquer à l’opinion publique que les objectifs de croissance et l’augmentation du pouvoir d’achat passent par la disparition de 235 entreprises et de 2 600 emplois », pointe-t-on à la Chambre nationale.

 

Malgré l’affirmation par la chancellerie qu’« aucune décision » n’était prise, des manifestations des avoués ont déjà eu lieu dans les ressorts de plusieurs cours d’appel, contre la « décision 213 » du rapport -Attali, qui considère que « dans l’ensemble, leur valeur ajoutée par rapport aux avocats est de plus en plus difficile à justifier pour les justiciables ». Seul représentant des parties, en matière civile et commerciale, devant chaque cour d’appel, l’avoué est un juriste spécialisé chargé de la procédure d’appel. Auxiliaire de justice, il relit ou rédige les conclusions de l’avocat qui défend son client à l’audience et vérifie la régularité et la valeur juridique des actes fournis. Nommés par arrêté ministériel, les avoués ont en outre des tarifs réglementés par décret, contrairement aux honoraires libres des avocats. Surtout, 30 % des dossiers qu’ils traitent relèvent de l’aide juridictionnelle accordée aux plus démunis. S. B.

 

 

Lien

]]>
Thu, 13 Mar 2008 07:22:32 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-224891.html
. Avoués: appel à bloquer les cours d'appel http://anpans3.blogrepublique.com/article-224536.html Le président de la Chambre nationale des avoués a appelé cette profession judiciaire, dont le rapport Attali préconise la suppression, à bloquer les cours d'appel, au terme d'une manifestation nationale aux abords de l'Hôtel Matignon à Paris aujourd'hui.
Parti du Palais-Royal, le cortège, qui a réuni entre 1.700 personnes selon la police et plus de 3.000 selon les organisateurs, a stationné un long moment près de Matignon face à un important dispositif policier.
Les représentants de la profession demandaient à être reçus par le Premier ministre François Fillon ou par son directeur de cabinet.
Faute d'avoir obtenu satisfaction, le président de la Chambre nationale des avoués, François Gransard, a jugé "scandaleuse" l'attitude de M. Fillon, "auquel une demande de rendez-vous est faite depuis le 20 février".


lien]]>
Wed, 12 Mar 2008 06:42:38 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-224536.html
. Les avoués s'en remettent à Fillon http://anpans3.blogrepublique.com/article-223140.html Les avoués ont annoncé qu'ils comptaient en appeler directement au Premier ministre François Fillon plutôt qu'à la garde des Sceaux Rachida Dati, quelques heures avant de manifester à Paris contre le rapport Attali, qui préconise la suppression de leur profession.

Cette manifestation prévue à 14H30 entre le Conseil d'Etat et les abords de Matignon, est "exceptionnelle de la part d'une profession qui est plutôt dans les prétoires que dans la rue mais qui se sent ulcérée, humiliée" par la proposition 213 du rapport Attali, a déclaré jeudi matin lors d'une conférence de presse le président de la Chambre nationale des avoués, François Gransard.

Très dubitatif sur la "mission d'évaluation" de l'avenir de la profession annoncée par la Chancellerie, il a affirmé que "Rachida Dati ignore totalement la profession d'avoué, au contraire de François Fillon, ce qui explique qu'on en appelle directement au Premier ministre".

AFP

lien

 

]]>
Fri, 07 Mar 2008 07:14:19 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-223140.html
Les avoués des Pays de Savoie en grève ce mardi http://anpans3.blogrepublique.com/article-222530.html Ils ont protesté contre les propositions du rapport Attali préconisant la suppression de cette profession, contre le manque d’intérêt que suscite leur avenir, malgré la commission d’étude qui rendra son rapport en octobre prochain. Un mouvement qui préfigure la manifestation nationale prévue jeudi à Paris.
Les avoués sont les représentants des parties devant la cour d'appel en matière civile et commerciale. Ils sont chargés de l'instruction et de la mise en œuvre des dossiers de procédure.
La question de la fusion de leur profession avec celle d'avocat refait régulièrement surface.

Plusieurs audiences de la cour d'appel n'ont pu avoir lieu.

LIEN

]]>
Wed, 05 Mar 2008 06:40:15 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-222530.html
Le gouvernement à l'assaut des avoués http://anpans3.blogrepublique.com/article-221981.html Le point sur les discussions en cours à propos de la suppression des avoués.

 

Ce que le Président voulait, le Président l’a eu : qu’on lui suggère officiellement de supprimer les 444 avoués français.

 

Commandée par Monsieur Nicolas Sarkozy lors de son allocution à l’occasion de l’installation de la commission sur la libération de la croissance (« Il faut mettre fin à des rentes de situation que rien ne justifie aujourd’hui »), la proposition 213 du rapport Attali (« Supprimer totalement les avoués près les cours d’appel ») produit ses premiers effets.

 

Actuellement à la Chancellerie, où, paraît-il, on se demande s’il y a un pilote dans l’avion, certains se sont discrètement mis au travail. Dommage qu’ils travaillent dans leur coin ! Les professionnels du droit concernés par cette question auraient pu depuis longtemps les inviter à modifier quelque peu les prémisses de leur réflexion.

 

La synthèse qui suit veut aider objectivement les apprentis sorciers à ne pas céder à la tentation des « fausses bonnes idées ». On va tout d’abord démontrer, sur la forme, que la suppression du métier d’avoué est impossible. Sur le fond, on conviendra ensuite que cette mesure, loin d’être une condition de libération de la croissance, est socialement dangereuse et provoquerait une désorganisation des Cours d’appel.

 

Au passage, on n’hésitera pas à établir le caractère diffamatoire du contenu de la proposition 213 du rapport Attali.

 

L’IMPOSSIBILITE DE LA SUPPRESSION DES AVOUES.

 

Petit rappel.

 

L’avoué est un officier ministériel investi d’une mission de service public qui le rend responsable de l’opportunité et de la recevabilité de l’appel, de la rédaction des écritures contenant les moyens de fait et de droit de nature à entraîner la conviction de la Cour. L’avoué est seul obligatoire devant la Cour d’appel pour représenter les parties, contrairement aux idées reçues. L’avoué est également garant du bon déroulement du procès en appel, du respect des délais et du principe du contradictoire. Pour une présentation objective, simple et complète du rôle de l’avoué, de sa complémentarité avec l’avocat comme spécialiste de l’appel, de l’étendue des opérations effectuées, et de son caractère indispensable, voir plus loin (sur le fond).

 

L’impossibilité économique de la suppression des avoués.

 

Le problème est simple : les 444 avoués français qui ont acheté leur charge plusieurs centaines de milliers d’euros, le tout sous le contrôle du ministère de la Justice, voudront légitimement récupérer l’argent qu’ils ont investi (les avoués qui ont le plus de rage en ce moment, sont ceux qui viennent d’accéder à la profession et de souscrire un emprunt sur 20 ans). L’Etat, s’il veut supprimer les avoués, devra déjà débourser au moins 8 milliards d’euros. Et il n’aura pas le choix (voir l’impossibilité juridique). Ca fait cher la relance de la croissance ! Sans compter les indemnités de licenciement de 2 600 collaborateurs et secrétaires (vaste plan social, alors que le Président de la République se déplace en Moselle pour sauver 600 emplois !). Nous reviendrons plus tard, sur le fond, sur les conséquences économiques et sociales d’une telle décision politique.

 

L’impossibilité juridique de la suppression des avoués.

 

Un décret ? Une loi ?

 

Le second cas est quasiment inimaginable : faire voter aux parlementaires la mise au chômage de 3 000 personnes, alors que la moitié des députés est d’ores et déjà au fait des manœuvres en cours du fait des requêtes adressées ces derniers jours par les avoués, qu’ils ne pourront pas non plus voter une loi qui ne prévoit pas l’indemnisation totale des avoués à qui on supprime le gagne-pain ; sinon il s’agirait purement et simplement d’une spoliation de plus cette loi ferait (sans doute) l’objet d’un recours devant le Conseil Constitutionnel, et aussi (bien entendu) devant les juridictions européennes.

 

Le gouvernement ne prendra pas le risque de proposer une loi hasardeuse à l’Assemblée et au Sénat pour ôter un soi-disant frein à la croissance s’il n’est pas sûr de sa majorité.

 

Le premier cas serait autoritaire, et là c’est le Conseil d’Etat qui serait immédiatement saisi pour invalider cette décision, que le gouvernement ne peut prendre seul.

 

SUR LE FOND : CONTESTATION DES OBJECTIFS DU GOUVERNEMENT

 

Les reproches faits à la profession d’avoué.

 

Il ne faut pas perdre de vue l’objectif du gouvernement, qui se donne pour moyen la suppression des avoués : libérer la croissance. Trois reproches sont régulièrement formés à l’encontre des avoués : monopole, numerus clausus et tarif.

 

 Sur le monopole. Les avoués ont l’exclusivité de la représentation des parties devant la Cour d’appel, au même titre que les avocats devant le Tribunal. Cette exclusivité est garantie par le NCPC (article 899), qui dispose que seul l’avoué est obligatoire devant la Cour. Ce que les avocats ont obtenu lors de la suppression de l’avoué en première instance, le monopole de la représentation devant le Tribunal, les avoués veulent le conserver devant la Cour.

 

Une proposition intéressante serait au contraire l’entier suivi du dossier d’appel par l’avoué (celui-ci se prononçant déjà dans la plupart des cas sur l’opportunité d’un pourvoi), c’est-à-dire un renforcement du monopole et son extension à la matière sociale.

 

 Le numerus clausus : il est placé sous le contrôle unique de la Chancellerie et évolue dans le temps en fonction des intérêts particuliers de la Cour. Une charge n’est créée que là où l’avoué est nécessaire.

 

 Le tarif : il est fixé et est imposé et se trouve soumis à une éventuelle valorisation gouvernementale. En mutualisant les coûts, il est source d’égalité pour le justiciable dans l’accès au juge, et susceptible de répétibilité.

 

Ces trois reproches régulièrement faits à la profession ne constituent pas un frein à la croissance. Ces trois piliers du statut de l’avoué ont été dictés par des soucis d’efficacité, de nécessité et d’égalité.

 

Le rapport avec la croissance.

 

Bien que la justice ne soit pas un marché, elle doit remplir les critères de son intégration à l’économie nationale.

 

Vis-à-vis du particulier : la partie dont les droits ont été reconnus par la Cour peut constater que l’intervention de l’avoué a été gratuite, contrairement à celle de l’avocat. N’oublions pas, de plus, que la réflexion de l’avoué offre un second regard sur le dossier du justiciable. Par conséquent cela augmente les chances d’une issue favorable à son procès.

 

D’autre part, en matière de procédures collectives, la rapidité avec laquelle la Cour, grâce à sa relation simple et constructive avec les avoués, rend ses arrêts, ne fait que servir une économie de marché où des décisions importantes doivent être prises dans les meilleurs délais (licenciements, liquidation,…). Aujourd’hui, une entreprise condamnée en première instance sera fixée sur la solution du litige en quatre mois.

 

Enfin, la concurrence existe entre les avoués, et elle est saine : le client ou l’avocat retiennent des critères de compétence et de réputation pour choisir leur avoué, totalement indépendants du tarif (qui est le même pour tous les avoués).

 

Vis-à-vis de la collectivité : 2600 salaires sur toute la France, des PME qui participent à l’économie locale. Exemple. Sur une Cour d’appel faisant intervenir 12 avoués et 34 collaborateurs et secrétaires, la masse salariale 2007 était de 615 000 euros. Les cotisations sociales 2007 s’élevaient à 466 000 euros. La TVA 2007 à 1 010 000 euros. La taxe professionnelle 2007 à 71 000 euros.

 

Loin d’être un frein à la croissance, la profession d’avoué génère des revenus et fait vivre des familles, crée de la demande, contribue au budget de l’Etat comme toute entreprise.

 

ETABLISSEMENT DU CARACTERE DIFFAMATOIRE DU RAPPORT ATTALI

 

Le contenu de la proposition 213 est simplement scandaleux. Il procède d’une méconnaissance frappante de la profession et constitue une atteinte inacceptable à la considération des avoués et de leurs salariés.

 

« Les avoués près les cours d’appel ont le monopole de la représentation devant la cour d’appel pour tous les actes de procédure (a). Leur monopole avait déjà été supprimé en 1971 pour les actes de représentation devant les tribunaux de grande instance. Les avoués avaient alors été indemnisés de la perte de leur monopole, au terme cependant d’un débat législatif qui avait remis en question l’existence d’un droit de propriété dans la mesure où la réforme ne s’accompagnait pas de la perte d’un bien (b). La situation actuelle ne se justifie en aucune manière. Dans l’immense majorité des cas, les avoués ne rédigent plus les conclusions devant les cours d’appel (c). Leurs honoraires sont liés au montant du litige et sont perçus indépendamment de l’issue de la procédure, ce qui crée un surcoût artificiel à l’accès à la justice (d). Dans l’ensemble, leur valeur ajoutée par rapport aux avocats est de plus en plus difficile à justifier pour les justiciables (e). Il convient donc de supprimer la profession d’avoué près les cours d’appel et de permettre à tous ces professionnels de devenir avocats.(f) »

 

a. Certes, et il est identique à celui des avocats en première instance. Quoique, il n’est pas seul : l’avocat est encore présent en appel alors qu’aucun texte ne l’y invite.

 

b. Ici l’auteur s’attaque aux fondamentaux du droit des contrats de façon plutôt cavalière. La responsabilité de l’Etat ?

 

c. Lorsque l’on dresse un tableau comparatif du rôle des avoués et des avocats devant la Cour d’appel (tableau « Lyon »), on est frappé, d’une part par l’exigence de qualité de l’avoué, et d’autre part par la différenciation énorme des deux fonctions :

 

 en matière de formation (24 mois de stage pour les avoués, 6 mois seulement pour les avocats par exemple [Correction de la rédaction : En plus de la formation au CRFPA, et d’éventuels stages facultatifs]) de procédure de contrôle d’accès à la profession (alors que le Barreau est maître de son tableau, chez les avoués il y a obtention de l’admittatur des magistrats de la Cour du ressort, avis de la chambre de discipline et de la chambre nationale, contrôle du dossier par la Chancellerie et par le Parquet Général)

 

 avant l’inscription de l’appel, l’avoué intervient quotidiennement, sur demande formulée par les avocats, sur des questions de procédure relatives à la première instance, intervient comme conseil quant à l’opportunité de relever appel, a un rôle de filtre (intérêt de relever appel en fonction des problèmes de procédure, de l’objet et du coût du litige ou de la jurisprudence de la Cour), contrôle la possibilité ou non d’interjeter appel (délais, appels immédiats ou sur autorisation, appels d’ordonnances du Juge de la mise en état, de décisions mixtes ou avant-dire droit, de procédure sous représentation obligatoire ou non, de la qualification des décisions…), prestation non facturée au client ou à l’avocat et échappant au tarif.

 

 à l’inscription de l’appel : alors que l’avocat n’a rien à faire, l’avoué contrôle et établit l’acte d’appel (mentions nécessaires, détermination des appelants et des intimés, contrôle des significations et des délais…), contrôle et établit des appels provoqués, des appels incidents (…), élabore des assignations éventuelles.

 

 pendant la procédure : l’avocat rédige des conclusions au fond ou d’incident ou donne des instructions à l’avoué qui conclut seul, plaide en audience de référés Premier Président ou en audience d’incident (ce que l’avoué fait de plus en plus dans quasiment toutes les Cours) plaide au fond ou demande de brèves observations à l’avoué ; l’avoué quant à lui effectue les opérations suivantes :
> constitution
> contrôle de régularité de la procédure
> assignation en régularisation ou en reprise d’instance,
> information continue de l’avocat sur les procédures d’incident, de référés Premier Président, de procédure de fixation prioritaire ou de jour fixe (…),
> information des avocats sur la jurisprudence de la Cour, sur les demandes expresses des magistrats, plus ou moins divergentes selon les Chambres et les sections (communication de pièces, dossiers de plaidoirie ou importance de la plaidoirie, exécution provisoire, radiation, composition et déroulement des audiences (…),
> rédaction des conclusions au fond ou d’incident
> communication, contrôle et mise en forme des conclusions et pièces
> contrôle des dossiers lors de la préparation de la mise en état et présence systématique aux audiences de mise en état
> relation permanente avec le conseiller de la mise en état ou les présidents de Chambres afin d’assurer la fluidité et la rapidité de l’instruction des dossiers
> plaidoirie en audience de référés Premier Président ou en audience d’incident.

 

 des assistants et du personnel pendant la procédure : les secrétaires juridiques et judiciaires des avocats assurent la communication des pièces et conclusions avec les secrétaires et clercs d’avoué, cependant que les secrétaires et clercs spécialisés dans la procédure d’appel suivent les dossiers d’appel, entretiennent une relation continue et quotidienne, électronique ou téléphonique, avec les clients, les avocats et les greffiers (d’où leur proximité avec les greffiers), contrôlent les dossiers suivant les exigences particulières des magistrats (report d’audience, de clôture…)

 

 lors de l’arrêt et après l’arrêt : les avoués établissent une liaison avec les avocats à la Cour de Cassation, informent l’avocat sur l’arrêt rendu et conseillent sur l’opportunité d’un pourvoi, élaborent d’éventuelles requêtes aux fins d’omission, d’interprétation…, notifient et signifient les arrêts, contrôlent les significations (arrêt de défaut, délai de pourvoi…), orientent des dossiers et établissent une liaison avec les avocats à la Cour de Cassation (transmettent des actes de la procédure), établissent le compte après arrêt et suivent l’exécution, sur demande de l’avocat, avec les Huissiers, contrôlent les péremptions, les réinscriptions au rôle…, déclarent la saisine sur renvoi de cassation (opportunité, régularité de la procédure…)

 

 quant à la rémunération : l’avoué effectue les opérations de provision, les états de frais après arrêt selon le tarif ou l’aide juridictionnelle, de répétibilité de la totalité des frais, le tarif étant identique quelque soit le poids économique des parties représentées.

 

d. Sur le tarif, voir supra.

 

e. Il est difficile de comprendre cette phrase : « leur valeur ajoutée par rapport aux avocats est de plus en plus difficile à justifier pour le justiciable ». _ Cela peut signifier :
 « le surcoût ajouté » : dans ce cas, ainsi qu’il a été démontré plus haut, ce sont les frais de l’avocat qu’il convient de supprimer.
 « leur valeur ajoutée est moindre que celle des avocats » : ah bon ! Mais dans ce cas, quel rapport avec le justiciable ?

 

f. Au terme d’un maigre et grossier paragraphe, la conclusion est là… et sans appel.

 

Il faudra avancer d’autres arguments pour convaincre le Parlement.

 

ENFIN, SUR LA METHODE

 

Le gouvernement et la Chancellerie tentent de ficeler le dossier sans concertation ni aucune communication sur leurs intentions. Une réforme, laquelle ? Une question de jours, de semaines, de mois ? Une indemnisation en cas de suppression ? Un reclassement des salariés ? Un débat ? Personne n’en sait rien. Et ça commence à se savoir…

 

Joseph Giocante est étudiant à l’Université Reims Champagne Ardennes

 

]]>
Mon, 03 Mar 2008 07:18:24 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-221981.html
L'INTERVIEW DU JOUR http://anpans3.blogrepublique.com/article-221064.html

L’inquiétude des salariés des avoués de la cour d’appel

 

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MATHIEU THUILLIER > Suite au rapport Attali qui préconise la suppression des avoués près les cours d’appel, les salariés des études d’avoués douaisiennes appellent à un rassemblement, jeudi, devant la cour d’appel de Douai. Explications avec Audrey Corbier, porte-parole du mouvement.

Les salariés des études d’avoués douaisiennes appellent à un rassemblement devant la cour d’appel de Douai, jeudi. Pour quelles raisons ?
 >> Dans son rapport, M. Attali, dans la proposition 213, préconise la suppression pure et simple des avoués près les cours d’appel. Un avoué, c’est un officier ministériel, nommé par le garde des Sceaux, qui est seul habilité à représenter les justiciables devant les cours d’appel dans les affaires civiles et commerciales. En France, il y a 444 avoués, et 2 600 secrétaires, qui se chargent de la correspondance entre l’avoué et son client.
Donc, en préconisant cette suppression, automatiquement, les secrétaires se retrouveront sans emploi.

Ça représente combien d’emplois sur Douai ?  >> A Douai, il y a 8 études et 15 avoués. Ça correspond en tout à 91 salariés.
Les salariés ont une formation pour la cour d’appel, on n’a aucune connaissance des procédures d’instance. Si on est amené à travailler chez un avocat, il faudrait nous reformer. En plus, les avocats ne vont pas embaucher de nouveaux personnels, ils ont déjà le leur. Même si une procédure d’appel leur est imposée, ils n’auront pas assez de dossiers pour reprendre des secrétaires à temps plein...

Avez-vous été surpris quand vous avez entendu le rapport Attali ?  >> Oui, bien sûr. On est tombé de très haut, parce que nous, on pensait plutôt à une réforme, mais là c’est vraiment une suppression de la profession. Il n’y aura plus du tout d’avoués, ni de secrétaires qui vont avec...

Quels arguments ont été avancés par M. Attali pour supprimer les études d’avoués ? >> Son rapport a été rendu pour relancer la croissance. Nous, on ne comprend pas qu’en supprimant une profession on puisse relancer la croissance. Pour lui, c’est plus une économie au niveau de la justice. Nous, au niveau des justiciables, on ne peut pas comprendre qu’on supprime encore des personnes. C’est incompréhensible. Comment peut-on relancer l’économie en supprimant des emplois ?  

Avec ce rassemblement, vous souhaitez interpeller l’opinion publique.  >> On va bloquer l’accès à la cour d’appel pour retarder les audiences de jeudi. On veut se faire entendre et expliquer notre situation. La décision n’a pas encore été votée, mais on veut faire part de notre peur et de nos inquiétudes. On est une profession très méconnue, on voudrait d’abord se faire connaître aussi. La suppression de 2 600 emplois sur toute la France, c’est quand même un gros licenciement ! C’est cinq fois Arcelor Mittal, c’est très important au niveau social !  •

 Lien 

]]>
Fri, 29 Feb 2008 06:27:47 GMT http://anpans3.blogrepublique.com/article-221064.html